Que faire en cas d'urgence?

- 1) La première chose à faire lorsque vous êtes témoin d’un accident est de sécuriser les lieux ainsi que la victime. Une personne ayant fait un malaise doit être écartée de tout danger imminent et certain (eau, feu, effondrement…).

- 2) Une fois en sécurité, posez des questions et donnez des ordres simples à la victime pour vérifier sa conscience. Si elle réagit, mettez la en positon assise (ou demi-assise) en l’adossant à un mur, un arbre... Si elle ne réagit pas, vérifiez si elle respire. La victime peut respirer alors qu’elle est inconsciente.

Comment savoir si la victime respire ?
Penchez votre joue vers le visage de la victime pour écouter un éventuel souffle, tout en regardant si sa poitrine se soulève (on peut placer une main sur le thorax pour vérifier un éventuel soulèvement).

Si elle respire, dégrafez tout vêtement qui pourrait gêner sa respiration. La victime doit être mise sur le côté, dans une position stable. Cette position s’appelle la « position latérale de sécurité », elle permet d’empêcher l’étouffement de la victime lorsqu’elle est inconsciente.

Dans le même temps, appelez à l’aide. Cela permet d’être plus nombreux pour améliorer le secours. Les témoins peuvent contacter les secours pendant que vous sécurisez la victime et font ainsi gagner du temps.

- 3) Appelez les secours en composant le 18 (ou le 112 depuis un mobile) , que la victime respire ou non. Ces numéros vous mettront en relation avec les Sapeurs-Pompiers du Jura. Vous répondrez à leurs questions sur l’état apparent de la victime, les circonstances de l’accident, le lieu, afin qu’ils envoient les secours publics (Sapeurs-Pompiers et SMUR).

- 4) Si la victime ne respire plus , et après avoir alerté les Sapeurs-Pompiers, commencez le massage cardiaque. En effet, une personne inconsciente qui ne respire plus est une victime d’arrêt cardiaque (appelé « arrêt cardio-respiratoire). Les Sapeurs-Pompiers resteront en ligne avec vous et vous guideront si vous n’avez pas de notions de secourisme.

Comment pratiquer un massage cardiaque (appelé « réanimation cardio-pulmonaire » ) ?
Effectuez rapidement 30 compressions thoraciques (au centre de la poitrine, bras tendus) pour recréer le mouvement du cœur. Puis pratiquez deux insufflations après avoir basculé prudemment la tête de la victime en arrière. Ouvrez sa bouche, pincez son nez et expulsez l’air que vous avez dans vos poumons, deux fois de suite, dans la bouche de la victime. Les insufflations permettent d’oxygéner le sang, réduisant les risques de séquelles.

Aujourd’hui, un appareil est à votre disposition pour secourir une victime d’arrêt cardiaque : le défibrillateur. Pendant qu’un témoin pratique le massage cardiaque, une autre personne doit aller chercher le défibrillateur le plus proche. Celui-ci constitue une véritable aide, et augmente les chances de survie.
Ce défibrillateur est à mettre en œuvre le plus rapidement possible sur la victime.

Dans le cas où aucun défibrillateur n’est accessible, continuez le massage cardiaque jusqu’à l’arrivée des secours publics.

Explications sur le fonctionnement du défibrillateur :

Depuis 2007, chacun peut mettre en œuvre un défibrillateur. Les défibrillateurs accessibles au grand public sont qualifiés « d’automatisés externes ». Il en existe deux types :
    - Les défibrillateurs semi-automatiques (DSA) demandant d’envoyer un choc électrique par le bouton prévu à cet effet ;
    - Les défibrillateurs entièrement automatisés (DEA) effectuant toutes les manœuvres en autonomie, même la délivrance du choc, après avoir prévenu les témoins de s’écarter de la victime.

L’appareil analyse lui-même le rythme cardiaque de la victime afin d’évaluer la nécessité de délivrer le choc électrique pour la réanimation. Si l’analyse du rythme cardiaque met en évidence le besoin de délivrer un choc, alors le défibrillateur donne l’ordre d’envoyer le choc.

L’appareil n’envoie un choc que s’il détecte une fibrillation ventriculaire, qui est un mouvement anormal du cœur. Le cœur fonctionne, mais de façon chaotique. Le choc électrique va redonner un rythme normal (dit « sinusal ») au cœur. S’il détecte d’autres mouvements anormaux du cœur (asystolie, arythmie) ou aucun rythme cardiaque, le défibrillateur n’enverra alors aucun choc. Il demandera de continuer le massage cardiaque, et donnera le rythme pour les compressions thoraciques.

Mode d'emploi :

Etape 1 : allumez le défibrillateur.

Etape 2 : sortez les deux électrodes autocollantes et placez-les sur la victime comme indiqué sur le dessin qui figure dessus :
    - L’une se place sous la clavicule à la droite de la victime
    - L’autre en dessous de l’aisselle gauche, vers les côtes.

Placées ainsi, le choc électrique pourra circuler à travers le cœur.

  

Etape 3 : l’appareil effectue son diagnostic et si besoin, émet l’ordre d’envoyer un choc électrique (ou le fait lui-même si le défibrillateur est entièrement automatique). Le témoin est prévenu par l’appareil de la manipulation à effectuer. Le défibrillateur effectue un diagnostic toutes les 2 minutes. Pendant le diagnostic et lors de l’émission du choc, personne ne doit toucher la victime pour ne pas perturber l’analyse du rythme cardiaque.

Il est important de signaler qu’il n’y a aucun danger, ni pour la victime, ni pour la personne qui porte secours. Pendant que le choc électrique est délivré, il ne faut pas toucher la victime, mais c’est seulement pour que le choc bénéficie à la victime, et non pas au secouriste qui serait en contact avec elle.

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